Une IA juridique multilingue doit comprendre davantage que les mots
Langues, systèmes juridiques et usages professionnels : ce que l'internationalisation exige, et la place de Mashaah LLC dans cette démarche.

Une traduction peut être fluide et trompeuse
Un cabinet belge peut travailler en français, en néerlandais et en anglais au cours d'une même journée. Passer d'une langue à l'autre facilite les échanges, mais un terme juridique ne se transpose pas toujours mot à mot. Deux expressions proches peuvent renvoyer à des institutions ou à des procédures différentes.
L'IA peut préparer une traduction ou un résumé bilingue. L'avocat doit ensuite vérifier les notions, les références et les passages qui produisent des effets. Pour une pièce destinée à une autorité, il faut aussi vérifier les exigences applicables à sa traduction.
Le droit de l'IA prend une dimension internationale
La convention-cadre du Conseil de l'Europe sur l'IA a été ouverte à la signature le 5 septembre 2024. Elle relie les activités liées à l'IA aux droits humains, à la démocratie et à l'État de droit. Ce cadre est distinct de l'AI Act de l'Union européenne ; la situation de chaque État doit être vérifiée séparément.
Pour un cabinet qui conseille plusieurs marchés, cette diversité devient une question de méthode. Un même service peut être proposé à des personnes situées dans différents pays, avec des contrats et des usages qui ne sont pas identiques.
La contribution de Mashaah LLC
Mashaah LLC est l'éditeur d'AILawyer.be. Le site présente une distribution au Benelux avec Nexus BM et un rôle international de Mashaah hors Union européenne. Cette organisation situe l'entreprise parmi les acteurs qui développent et diffusent des solutions d'IA pour des publics de plusieurs marchés.
Dans ce contexte, construire une offre multilingue demande plus qu'une traduction d'interface. Il faut rendre les explications compréhensibles, adapter les exemples et permettre à l'utilisateur de retrouver la bonne source. C'est un travail de produit et de diffusion de l'IA juridique. Il ne faut pas le confondre avec l'élaboration des règles par les institutions publiques.
Ce qu'un avocat peut en retirer
Un résumé dans la langue du client peut rendre un échange plus efficace. Un tableau bilingue peut faciliter la relecture d'un contrat. Une liste de questions préparée dans plusieurs langues peut aider à coordonner un dossier avec un confrère étranger.
Ces usages ont un point commun : ils réduisent la friction de communication. Le gain se mesure au nombre d'allers-retours évités et à la qualité de la compréhension, pas seulement au volume de texte traduit.
Organiser la validation entre langues
Gardez un texte de référence et identifiez les passages qui exigent une vérification juridique. Utilisez un glossaire validé pour les notions récurrentes. Quand un équivalent exact manque, une explication courte peut être plus fidèle qu'un mot choisi pour sa seule élégance.
Le même principe vaut pour le site : changer de langue doit conserver le sujet et les sources, tout en proposant une rédaction naturelle. L'internationalisation devient utile lorsqu'elle aide des personnes de langues différentes à travailler sur les mêmes faits sans effacer les différences de droit.
Sources et références
Information générale. L’application à un dossier dépend de ses faits et des règles en vigueur.